Quand le roi Carl XVI Gustaf fait face à l’histoire : de la disparition de sa sœur Désirée aux racines françaises des Bernadotte
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Deux siècles de dynastie suédoise, née à Pau, et toujours incarnée par le roi et la reine Silvia.
La Suède aime la discrétion, même dans les grands moments. C’est presque en silence qu’a été annoncée récemment la disparition de la princesse Désirée de Suède, sœur aînée du roi Carl XVI Gustaf. Une nouvelle qui rappelle combien l’histoire suédoise est parfois faite de liens inattendus… et très français.
Née en 1938, la princesse Désirée faisait partie des célèbres princesses de Haga, symboles d’une monarchie proche et moderne. En épousant en 1964 le baron Niclas Silfverschiöld, elle renonce à son statut d’Altesse royale, incarnant une royauté à la fois présente et discrète.
Son frère, le roi Carl XVI Gustaf, règne depuis 1973 avec un mélange de tradition et d’ouverture. Très attaché à ses engagements pour l’environnement, la jeunesse et le patrimoine, il incarne cette idée scandinave du pouvoir : stable, pragmatique et discret, tout en restant profondément lié à sa famille et à son héritage.
Cet héritage plonge ses racines dans le sud-ouest de la France. La dynastie Bernadotte a commencé avec Jean-Baptiste Bernadotte, né à Pau en 1763, fils d’avocat devenu maréchal de France sous Napoléon. En 1810, à la surprise générale, il est élu héritier du trône suédois et devient roi huit ans plus tard sous le nom de Charles XIV Jean. Ce mélange d’origine française et d’assimilation scandinave a permis à la dynastie de durer plus de deux siècles, jusqu’au règne actuel.
De Jean-Baptiste Bernadotte à la princesse Désirée et au roi Carl XVI Gustaf, le fil reste le même : une famille venue d’ailleurs, devenue profondément suédoise, incarnant une royauté qui accompagne le pays sans jamais l’écraser. Une histoire de racines multiples, de transmission et d’ancrage — des thèmes qui résonnent encore aujourd’hui, et que le roi et la reine Silvia continuent de représenter.
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